Santé

De plus en plus de médecins, de diététiciens et d’athlètes professionnels considèrent les alimentations végétaliennes comme la manière optimale de nourrir et de prendre soin de notre corps. Ces recommandations se basent sur des recherches scientifiques approfondies qui ont démontré que les alimentations végétales permettent de réduire les risques d’obésité, de diabète de type 2, de cardiopathies et de certains types de cancer.

L’alimentation occidentale classique

Outre le fait de contenir des huiles raffinées et des sucres ajoutés, le régime alimentaire occidental est généralement riche en viande, œufs et produits laitiers, et pauvre en fruits, légumes et céréales complètes. En conséquence, nous assistons à une recrudescence des maladies chroniques, parmi lesquelles se trouvent certaines des principales causes de mortalité dans le monde.

Obésité

L’obésité est une maladie grave, handicapante et parfois mortelle, car elle accroît les risques de maladies cardiovasculaires et d’AVC. Plus de 38 % des Américains, 28 % des Australiens et plus de 25 % des Britanniques sont obèses.1

Opter pour une alimentation végétale peut s’avérer, pour la gestion de son Indice de Masse Corporelle, plus efficace que les régimes classiques à faible teneur en graisses.2 Des études ont montré que les végétariens sont statistiquement plus minces que les consommateurs de viande, tandis que les végétaliens ont un Indice de Masse Corporelle plus faible encore.3

Cardiopathies

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde,4 et les produits d’origine animale ont leur part de responsabilité. Leur teneur élevée en graisses saturées peut provoquer l’augmentation du taux de cholestérol et le risque de développer des cardiopathies. À l’inverse, la plupart des aliments végétaux ont une faible teneur en acides gras saturés et ne contiennent pas de cholestérol. Ce qui explique qu’une alimentation riche en produits végétaux tels que les céréales complètes, les haricots, les noix, les fruits et les légumes peut aider à réduire le taux de cholestérol sanguin et contribuer ainsi à la bonne santé cardiaque. 5

Cancer

La consommation insuffisante de fruits et de légumes serait à l’origine de près de 14 % des décès de cancer gastro-intestinal dans le monde.6 Pour autant, ce n’est pas seulement la trop faible consommation de produits végétaux qui à l’origine de certains cancers, c’est aussi la viande elle-même. En 2015, l’Organisation mondiale de la santé a annoncé qu’elle disposait de données épidémiologiques suffisantes pour classer les viandes transformées comme cancérogène de groupe 1 pour l’être humain.7 Cette catégorie n’est utilisée que lorsque la cause du cancer a été prouvée de manière convaincante. Ils ont ainsi déterminé que la consommation de viande transformée était à l’origine du cancer colorectal et un lien avec le cancer de l’estomac a également été observé. La viande rouge a été classée dans le groupe 2A, celui des substances “probablement cancérogène pour l’homme”. Les preuves les plus solides concernent les risques de cancer colorectal, mais il existe également des liens avec les cancers du pancréas et la prostate.

Diabète de type 2

Le diabète de type 2 est une maladie potentiellement dévastatrice et pourtant, chez la plupart des gens, il peut être évité, contrôlé ou même entièrement guéri par de simples changements d’habitudes alimentaires.8

“Les alimentations à dominante végétale, riches en fruits et légumes, noix, céréales et légumineuses, ont prouvé leur efficacité dans le traitement de nombreuses maladies chroniques et sont souvent associées à des risques réduits de diabète de type 2, moins d’hypertension, des taux de cholestérol plus bas et des risques de cancer réduits.”9 – Diabetes UK

Dans une méta-analyse de 14 études différentes, les chercheurs ont constaté que “les végétariens ont 27 % de risques de diabète en moins que les omnivores” et que “les végétaliens en particulier sont les moins sujets au diabète parmi les différentes catégories de végétariens”. Même dans les comparaisons faites à poids équivalents, les vegans semblent avoir moins de risque de développer cette maladie.10

Risques sanitaires

Tandis que notre alimentation peut avoir un immense impact sur notre propre santé, l’élevage met en péril de nombreuses vies humaines à l’échelle mondiale. Les antibiotiques sont massivement utilisés pour maintenir les animaux en vie dans les conditions sordides des élevages industriels. Dans certains pays, ils sont aussi employés comme facteurs de croissance. En raison de leur surutilisation, les bactéries et les virus deviennent résistants à certains antibiotiques. Le Dr Margaret Chan, ancienne Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a déclaré : “Nous voyons venir une ère post-antibiotique, dans laquelle de nombreuses infections courantes n’auront plus de traitement curatif et pourront, à nouveau, tuer sans relâche.”11

Nous avons une bonne nouvelle

“Les alimentations végétariennes correctement menées, dont le végétalisme, sont saines, adéquates sur le plan nutritionnel, et peuvent présenter des avantages dans la prévention et le traitement de certaines maladies. Les alimentations végétariennes bien menées sont adaptées à tous les stades de la vie, notamment aux femmes enceintes, aux femmes qui allaitent, aux nourrissons, aux enfants, aux adolescents ainsi qu’aux sportifs.”12 – Académie de Nutrition et de Diététique

En fait, une excellente nouvelle ! Notre génétique ne définit pas notre destin. Des changements dans notre alimentation et notre mode de vie peuvent prévenir les principales causes de décès prématurés que sont les maladies cardiovasculaires, les AVC, certains cancers et le diabète de type 2. Choisir des alternatives végétales est un excellent début. Apprenez-en davantage sur la nutrition végétale dans notre guide vegan.

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1 ‘Obesity Statistics, Briefing Paper’, Carl Baker, House of Commons library, 20 Jan 2017 [https://researchbriefings.parliament.uk/ResearchBriefing/Summary/SN03336]

2 Turner-McGrievy GM, Barnard ND, Scialli AR. A two-year randomized weight loss trial comparing a vegan diet to a more moderate low-fat diet. Obesity (Silver Spring). 2007 Sep;15(9):2276-81. [https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17890496/]

3 Tonstad S, Butler T, Yan R, Fraser GE. Type of Vegetarian Diet, Body Weight, and Prevalence of Type 2 Diabetes. Diabetes Care. 2009;32(5):791-796 [https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19351712]

4 ‘The top 10 causes of death’. World Health Organization, J24 May 2018 [https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/the-top-10-causes-of-death]

5 [http://www.who.int/en/news-room/fact-sheets/detail/healthy-diet]

6 ‘Promoting fruit and vegetable consumption around the world’, World Health Organization [http://www.who.int/dietphysicalactivity/fruit/en/index2.html]

7 ‘Q&A on the carcinogenicity of the consumption of red meat and processed meat’, World Health Organization [http://www.who.int/features/qa/cancer-red-meat/en/]

8 ‘Type 2 diabetes can be reversed in just four months, trial shows’, Sarah Knapton, The Telegraph, 15 Mar 2017 [https://www.telegraph.co.uk/science/2017/03/15/type-2-diabetes-can-reversed-just-four-months-trial-shows/]

9 ‘Vegetarian diets and diabetes’, Diabetes UK [https://www.diabetes.org.uk/guide-to-diabetes/enjoy-food/eating-with-diabetes/vegetarian-diets]

10 Lee Y, Park K. Adherence to a vegetarian diet and diabetes risk: a systematic review and meta-analysis of observational studies. Nutrients 2017, 9(6), 603 [https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5490582/]

11 ‘World Health Day 2011’, World Health Organization [https://www.who.int/mediacentre/news/statements/2011/whd_20110407/en/]

12 Melina, V.; Craig, W.; Levin, S. Position of the academy of nutrition and dietetics: Vegetarian diets. J. Acad. Nutr. Diet. 2016, 116, 1970–1980. [https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27886704]

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