Animaux

Chaque année, quelque 70 milliards d’animaux terrestres1 et plus de 1000 milliards de poissons sont abattus pour l’alimentation, tandis que l’élevage conduit également à l’extinction d’innombrables espèces sauvages.

Compteur d'animaux abattus en France, 2019

animaux ont été abattus pour notre alimentation, en France, depuis le 1er janvier

animalclock.org

Élevages industriels

La plupart des animaux élevés pour la viande, le lait et les œufs ne connaîtront rien d’autre que la misère de l’élevage industriel. Ils passent leur courte vie entassés dans des hangars surpeuplés où ils souffriront dans l’incapacité d’exercer leurs comportements naturels et sans aucune possibilité d’accès aux soins vétérinaires. Des milliards d’entre-eux succombent et décèdent avant même d’avoir atteint l’âge d’être abattus. Ces conditions de vie sordides sont considérées par la grande majorité d’entre-nous comme injustifiables. Nul de veut être responsable de souffrances pareilles et pourtant, lorsque nous achetons de la viande, du poisson, des œufs ou des produits laitiers, force est de constater que nous soutenons et entretenons ce système.

Des documentaires bouleversants tels que Dominion ou Earthlings dévoilent la réalité brute de ce qu’endurent les animaux en élevages industriels.

Bien-être animal ?

Les labels et mentions de type “plein air”, “fermier” ou “nourri à l’herbe” peuvent être trompeurs. L’élevage plein air, par exemple, ne signifie pas que les animaux gambadent à l’air libre, mais simplement qu’ils peuvent y avoir accès. Les porcelets élevés en extérieur peuvent être introduits dans des unités d’engraissement industrielles en bâtiment quelques semaines après la naissance. Les bovins nourris à l’herbe sont peu susceptibles d’avoir vécu leur vie en pâturage, mais ont toutes les chances d’avoir été confinés en stabulation pendant de longues périodes et simplement alimentés avec une nourriture à base d’herbe.

Alors que les étiquettes, les emballages et les publicités qui dépeignent des animaux heureux sont spécifiquement conçus pour rassurer les consommateurs, la réalité est que les animaux souffrent à chaque étape de leur courte vie pour que nous puissions consommer leur chair, leur lait et leurs œufs.

Cinq secrets de l’élevage intensif

Les mères perdent leurs petits. Les femelles sont considérées comme des machines reproductrices et très peu sont autorisées à élever leur progéniture. Les œufs sont retirés aux poules et éclos de manière industrielle, les porcelets sont sevrés moins d’un mois après la naissance et les veaux sont enlevés à leur mère dès leurs premières heures, pour éviter qu’il ne boivent leur lait. Les brebis, les vaches et les chèvres peuvent continuer d’appeler leur petit plusieurs jours après leur séparation.

Les vaches ne produisent pas de lait si elles ne font pas de bébé. Le fonctionnement est le même pour tous les mammifères. Pour que le lait continue de couler, les vaches laitières sont inséminées chaque année. Enceintes et allaitantes à la fois, leur organisme est soumis à des contraintes physiques considérables. Leurs corps se décomposent et beaucoup arrivent à bout de force avant l’âge de six ans.

Les animaux qui ne sont pas rentables sont rapidement éliminés. Incapables de pondre, les poussins mâles nés dans l’industrie des œufs sont considérés comme inutiles. Ils sont gazés ou broyés dès leur premier jour de vie. Dans l’industrie du foie gras c’est l’inverse : ce sont les canetons femelles qui sont broyées au bout de quelques heures. Même problème pour veaux mâles issus de l’industrie laitière, qui ne peuvent pas produire de lait. Certains peuvent être élevés pour leur viande, tandis que d’autres sont abattus à la naissance.

Les mutilations sont monnaie courante. Parce que la promiscuité les rend agressives, les poules pondeuses se font couper une partie du bec. Les veaux sont castrés et écornés, tandis qu’en plus de la castration, les cochons se font rogner les dents et couper la queue. Toutes ces mutilations sont réalisées sans anesthésie ni analgésique.

Aucun ne s’en sort vivant. Les truies reproductrice ne sont pas mises à la retraite quand elles deviennent trop âgées. Elles sont expédiées à l’abattoir. Même les poules pondeuses et les vaches laitières sont abattues lorsqu’elles ne sont plus considérées comme suffisamment productives. Leurs corps rachitiques sont transformés en produits bas de gamme.

Qu’en est-il des poissons ?

Les navires de pêche commerciale soulèvent des dizaines de milliers de poissons à la fois. Les animaux au fond des filets peuvent être écrasés par le poids des poissons situés au-dessus d’eux. Le changement rapide de pression fait que leur estomac, leurs intestins et leurs yeux peuvent se retrouver expulsés de leurs corps. La suffocation hors de l’eau peut durer de longues heures. Il n’existe pas de réglementation régissant l’abattage en mer.

Dans les fermes aquacoles, les poissons sont confinés dans des bassins de très grande densité. Si bien qu’il est nécessaire d’utiliser tout un éventail de produits chimiques pour les maintenir en vie. Dans cet environnement stressant, de nombreux poissons deviennent agressifs et mordent leurs congénères. Un comportement qui est hélas courant dans la plupart des systèmes d’élevage industriel.

Êtres sensibles

Les animaux, comme nous, sont des êtres sensibles et intelligents dotés de personnalités distinctes. Ils ressentent le réconfort, le bonheur, la peur et la douleur. Ils peuvent être joyeux, tristes, effrayés ou ennuyés, et ils peuvent pleurer la perte de leurs petits. Ils forment des groupes d’amitié, il ont des préférences, et leur vie compte pour eux de la même manière que la nôtre compte pour nous. Nous savons que cela est vrai pour nos animaux de compagnie, les chiens, les chats et d’autres animaux avec lesquels nous partageons notre maison. Cela est aussi vrai pour les animaux d’élevage. Si on leur en offre l’opportunité, les vaches courent et sautent de joie, les poules aiment chasser un ballon de football et les moutons peuvent être très joueurs. Mais dans les élevages modernes, rien de tout cela n’est possible. Même leurs comportement naturels les plus élémentaires, comme le fait d’errer, de nicher ou nourrir leurs petits, ne leurs sont pas autorisés.

Pour la plupart des animaux d’élevage, il n’y a strictement rien dans leur vie qui mérite d’être vécu. Et même si nous ne sommes peut-être pas ceux qui les enfermons dans des cages ou qui leur tranchons la gorge, nous parrainons leurs souffrances à chaque fois que nous achetons des produits d’origine animale.

Heureusement, il existe une autre voie.

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1 ‘Strategic Plan 2013-17: For kinder fairer farming worldwide’, Compassion in World Farming [https://www.ciwf.org.uk/media/3640540/ciwf_strategic_plan_20132017.pdf]

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