La vie émotionnelle des animaux

Des milliards d’animaux sont élevés chaque année pour leur chair, la grande majorité d’entre eux dans des élevages industriels, dans des conditions qui ne leur permettent pas d’exprimer leurs comportements naturels. Mais ces animaux sont-ils capables de ressentir des émotions ? Ressentent-ils du stress ou de la douleur ?

Le terme sensible ou “sentient” se défini comme le fait d’être « apte à éprouver des perceptions, des sensations ». Les animaux sont des êtres sensibles. Les vaches comme les cochons, les moutons, les poulets, les canards ou les oies, sont capables, à l’instar des humains, de ressentir la douleur, la peur, la joie, le sentiment de confort et tout une série d’émotions.

La vie mentale des animaux

Les scientifiques ont découvert, par exemple, que les chèvres éprouvent de la frustration lorsqu’elles sont isolées de leurs compagnons de troupeau ou lorsqu’elles sont privées de nourriture. D’autres études ont révélé que le type de personnalité d’un poisson peut influer sur sa probabilité d’être infecté par certains parasites ou sur sa capacité à franchir les obstacles lors de sa migration.

Les moutons sont capables de reconnaître les visages des autres moutons et de s’en souvenir pendant deux ans, tandis que les mères poules apprennent à leurs petits quels aliments sont les meilleurs à manger. Les vaches se montrent quant à elles très enthousiastes lorsqu’elles découvrent comment ouvrir une porte qui mène à une friandise. Enfin, les cochons ont des capacité cognitives similaires à celle d’un enfant de trois ans. Ils sont capables de résoudre des problèmes difficiles, ils aiment jouer, et ont des personnalités uniques à chacun.

Ainsi, du fait que les animaux éprouvent des émotions, ils peuvent aussi souffrir. Les animaux d’élevage, en particulier, sont soumis à des niveaux de stress élevés. Ils peuvent être sujets au stress durant les transports qui les conduisent à l’abattoir, quand ils sont séparés de leur famille ou du troupeau, au cours de leur mise à mort ou dans leur environnement quotidien.

La culture populaire veut nous laisser croire que les vaches laitières vivent heureuses dans les pâturages, que les poules pondeuses vivent épanouies, perchées sur des nichoirs en paille et que les cochons passent leurs journées à se rouler dans la boue. Malheureusement, pour la plupart des animaux d’élevage, la réalité est bien différente.

L’impact des fermes-usines sur les émotions des animaux

Les animaux confinés dans les élevages industriels mènent une existence misérable. En France, 83 % des 800 millions de poulets de chair sont élevés sans accès à l’extérieur. 69 % des 48 millions de poules pondeuses et 99 % des 36 millions de lapins sont élevés en batterie de cages. Et 95 % des 25 millions de cochons sont élevés sur caillebotis en bâtiments

Aux États-Unis, plus de 95 % des animaux d’élevage grandissent dans fermes-usines, dans des conditions d’extrême souffrance. Ainsi, les truies grandissent dans de minuscules cages (appelées « cages de gestation ») dans lesquelles elles ne peuvent même pas se retourner. Les poulets souffrent de malformations et de crises cardiaques dûes à leur sélection génétique optimisée pour un engraissage effréné. Quant aux veaux, ils sont séparés de leur mère le jour suivant leur naissance pour que les humains puissent boire le lait qui leur était originellement destiné.

Conviendrez-vous que les systèmes d’élevage intensif nuisent certainement à la vie émotionnelle et physique des animaux ? Dans la nature, les animaux de toutes espèces aiment fourrager, jouer, partager et acquérir des compétences sociales. Ce sont tous des comportements naturels issus de l’évolution, indépendamment du fait que l’espèce ait été domestiquée pour l’élevage. C’est le cas des porcs qui sont élevés pour être mangés alors que leurs ancêtres les sangliers vivent en liberté. Comment un animal conçu pour pouvoir jouer, se balader et développer des aptitudes sociales au sein de son groupe familial peut-il exprimer ses comportements naturels lorsqu’il est confiné dans une minuscule cage stérile ou séparé de sa famille ?

Malheureusement, ils n’en ont pas la capacité. C’est pourquoi, au-delà des limites physiques du système d’élevage industriel, la vie émotionnelle de ces derniers en est également profondément affectée. Même les animaux élevés en prairie ne sont pas entièrement libre d’exprimer leurs comportements naturels, tel que le fait pour les vaches laitières de pouvoir nourrir et prendre soin de leurs petits.

Donner aux animaux et à la planète un avenir meilleur

Les animaux étant capables de ressentir une palette d’émotions riches et complexes, ne devrions-nous pas réévaluer notre considération à leur égard et songer à adopter une alimentation bienveillante, sans produits animaux ? En mangeant vegan, nous minimisons non seulement notre impact sur l’environnement, mais nous contribuons également à réduire la souffrance de milliards d’individus élevés et abattus chaque année à des fins alimentaires.

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Caroline Burgess-Pike est directrice des relations publiques pour Million Dollar Vegan. Spécialiste des relations presse, elle a travaillé avec plusieurs entreprises et associations de protection animale. Elle est vegan depuis trois ans et s’occupe, dans son temps libre, de sa fille et de ses deux chiens sauvés d’un refuge.

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