Foire Aux Questions

Qu’est-ce que Million Dollar Vegan ?

Million Dollar Vegan est une campagne à but non lucratif qui vise à faire découvrir les bienfaits d’une alimentation végétale, pour la santé, l’environnement, le partage équitable des ressources, l’économie et les animaux. Avec le soutien de médecins et de diverses personnalités, nous encourageons les leaders internationaux à donner l’exemple pour montrer au monde comment une délicieuse alimentation végétale peut profiter à notre propre santé, à la santé de la planète et des animaux.

Comment puis-je soutenir Million Dollar Vegan ?

Vous pouvez inviter vos amis et votre entourage à s’inscrire sur notre site web pour se lancer le défi de manger vegan pendant 31 jours. Ils recevront alors toutes les informations, astuces pratiques et bons conseils pour découvrir les bienfaits de l’alimentation végétale.

Vous pouvez également nous suivre sur les réseaux sociaux et partager nos publications pour aider à sensibiliser davantage de personnes aux problèmes générés par l’élevage industriel et la consommation de produits animaux.

D’où vient le coronavirus ? Des animaux ?

L’origine du coronavirus proviendrait d’un marché de produits frais à Wuhan, en Chine, qui vend des animaux morts et vivants, y compris des poissons et des oiseaux, et où des corps d’animaux sont découpés sur place. De tels marchés augmentent le risque de voir les virus passer des animaux aux humains, car les normes d’hygiène y sont médiocres et ils sont généralement très encombrés.

L’espèce à l’origine de la dernière épidémie n’a pas encore été identifiée, mais on pense que l’hôte initial serait une chauve-souris. Ces mammifères sauvages répandent des virus lorsqu’ils sont stressés, ce qui se produit davantage lorsqu’ils sont chassés ou que leur habitat est détruit.1 Les chauves-souris n’ont pas été vendues aux marchés de Wuhan mais peuvent avoir infecté des poulets vivants ou d’autres animaux qui y étaient vendus.2

Le coronavirus provient des pangolins. Quel est le rapport entre les animaux sauvages et l’élevage ?

On ne sait pas encore quelles espèces animales ont été infectées sur le marché, mais Peter Daszak, le président de EcoHealth Alliance, une organisation qui travaille sur les maladies de contagion entre animaux et humains, a déclaré que l’accumulation de preuves sur les pangolins rendait « douteux le rôle de cette espèce dans l’épidémie ».1

Le Dr. Daszak a déclaré que la Chine du Sud « possède une abondance de fermes mixtes vie sauvage – bétail qui abritent des poulets, des canards, des civettes, des porcs-épics, des porcs, des rats des bambous, le tout dans des conditions qui seraient propices à la contagion et à la propagation du virus« .2

Ce qui est clair, c’est que les principaux risques zoonotiques pour l’homme (c’est-à-dire le risque de contracter des infections par des animaux) résident dans l’élevage et la consommation d’animaux. Les élevages industriels – d’où proviennent la plupart de la viande et des œufs consommés – sont sordides et surpeuplés, tout comme le marché de Wuhan. Il n’est donc pas surprenant que les virus qui ont déjà par le passé sont apparus ou ont proliféré dans les fermes industrielles.

Le Dr Michael Greger, ancien directeur des relations entre l’élevage et la santé publique pour la Humane Society of the United States, a déclaré que les systèmes d’élevages avicoles « sont conçus comme un incubateur de maladies », de par leurs conditions d’obscurité, d’humidité, de promiscuité et de surpopulation.3

Le fait de consommer des animaux sauvages et d’élever des animaux domestiques nous a laissé une longue histoire d’épidémies et de décès. La pandémie de grippe de 1918 a tué 50 à 100 millions de personnes et a pris naissance chez les oiseaux.4 Plus récemment, le virus du SRAS – dont on pense qu’il provient d’un marché d’animaux vivants5 – s’est propagé jusqu’à toucher plus de 8 000 personnes dans le monde et son coût pour l’économie mondiale a été estimé à 40 milliards de dollars.6

Puis est arrivée la grippe porcine H1N1, dont on pense qu’elle provient des cochons et qui a infecté environ 60,8 millions de personnes.7

Elle a été suivie par le MERS, un autre coronavirus mortel, a émergé tout droit du secteur des chameaux, en voie d’industrialisation au Moyen-Orient.8

Puis en 2013, la « grippe aviaire » H7N9 est apparue chez les volailles, contaminant plus de 1 500 personnes et tuant environ 40 % d’entre elles.9

Et ce n’est pas fini. Les scientifiques s’accordent à dire qu’environ 75 % des maladies infectieuses émergentes sont d’origine animale.10

L’élevage et la consommation d’animaux ont longtemps été de mauvaise augure pour l’homme.

Quelles autres pandémies sont issues des animaux ?

Notre longue histoire d’exploitation des animaux pour leur viande, leur lait, leurs œufs et leur peau signifie qu’il y a aussi une longue histoire de maladies graves et de décès généralisés chez les humains. On pense que la tuberculose a été contractée lors de la domestication des chèvres, la coqueluche des cochons domestiques, la typhoïde des poulets domestiques et la lèpre des buffles d’eau, la rougeole proviendrait la peste bovine et le virus du rhume aurait émergé des vaches ou des chevaux.1

La pandémie de grippe de 1918 a tué 50 à 100 millions de personnes et a pris naissance chez les oiseaux.2

Plus récemment, le virus du SRAS – dont on pense qu’il provient d’un marché d’animaux vivants – s’est propagé jusqu’à toucher plus de 8 000 personnes dans le monde et son coût pour l’économie mondiale a été estimé à 40 milliards de dollars.3

Puis est arrivée la grippe porcine H1N1, dont on pense qu’elle provient des cochons et qui a infecté environ 60,8 millions de personnes.4

Elle a été suivie par le MERS, un autre coronavirus mortel, a émergé tout droit du secteur des chameaux, en voie d’industrialisation au Moyen-Orient.5

Puis en 2013, la « grippe aviaire » H7N9 est apparue chez les volailles, contaminant plus de 1 500 personnes et tuant environ 40 % d’entre elles.6

Environ 75 % des maladies infectieuses émergentes sont d’origine animale.7

Le Dr Michael Greger, auteur du livre Bird Flu : A Virus of Our Own Hatching, a déclaré : « À moins de changer radicalement la façon dont les poulets et les cochons sont élevés pour l’alimentation, ce n’est probablement qu’une question de temps avant qu’une pandémie catastrophique ne survienne« .8

Accusez-vous les mangeurs de viande d’être responsables du coronavirus ?

Nous ne blâmons pas les gens. Nous mettons en lumière des pratiques qui nuisent à l’humanité dans l’espoir que nous puissions changer nos habitudes afin de ne plus jamais avoir à faire face à une autre pandémie évitable.

Maintenant que nous connaissons tous les ravages que peuvent causer l’élevage, le commerce et la consommation d’animaux, n’est-il pas temps de réévaluer nos propres actions ?

C’est ce qu’affirme le Dr Liz Specht, directrice des sciences et technologies au Good Food Institute : « L’élevage des animaux ainsi que l’exploitation des animaux sauvages, constituent un terrain d’incubation idéal pour les zoonoses… Il est temps d’admettre que nous avons, en tant que civilisation, dépassé l’idée archaïque d’utiliser des animaux pour produire de la viande. La chasse et l’élevage ont rempli leur fonction pendant des millénaires de croissance de la population humaine. Mais en 2020, nous devons être résolument honnêtes avec nous-mêmes. Nous ne pouvons plus continuer ainsi. Le système actuel est défaillant. Il est inefficace, peu sûr, non durable et extrêmement dangereux« 1

Et tandis que le coronavirus est au premier plan de nos préoccupations, et que nous cherchons des moyens d’éviter que ces virus meurtriers n’apparaissent à nouveau, nous devrions nous rappeler les autres avantages de l’alimentation végétale : les risques réduits de contracter l’une des nombreuses maladies liées à l’alimentation telle que l’E. coli, la salmonelle et le campylobacter qui sévissent dans les élevages, infectent la viande et tuent des humains. En outre, les personnes qui adoptent une alimentation végétale souffrent moins de crises cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux, d’obésité et de diabète de type 2.

Si l’élevage d’animaux peut provoquer des pandémies, pourquoi n’est-ce pas devenu illégal ?

C’est une bonne question. Les législateurs et les gouvernements savent que le tabac provoque le cancer et tue 8 millions de personnes par an,1 mais les cigarettes sont toujours légales. Aux États-Unis, 88 000 personnes meurent chaque année de maladies liées à l’alcool,2 et pourtant l’alcool est toujours légal.

Ce n’est pas parce qu’une chose est légale qu’elle est bonne pour vous, pour la société, la planète ou l’humanité.

C’est le problème de la Chine – ce sont sûrement eux qui doivent améliorer les pratiques et le bien-être des animaux, pas nous ?

Ce coronavirus a débuté en Chine, mais d’autres pandémies ont commencé ailleurs, et la prochaine pourrait survenir dans n’importe quel pays. De plus, ces virus se propagent rapidement dans le monde entier, ce qui fait que tout le monde est concerné.

La grippe aviaire, la grippe porcine et d’autres maladies infectieuses émergentes peuvent apparaître, proliférer et franchir la barrière des espèces partout où les conditions sont favorables. L’épidémie cataclysmique de grippe de 1918 a pu s’installer dans la population humaine dans les tranchées de la première guerre mondiale, où les hommes vivaient dans la boue et la promiscuité, à proximité des cochons et des marchés d’oies, de canards et de poulets vivants.1

Le fait que cette nouvelle pandémie ait débuté en Chine plutôt que près de chez nous ne devrait pas être d’un grand réconfort. Selon les experts, l’un des plus grands facteurs de risque épidémiologique est notre système actuel d’élevage, les fermes industrielles – où sont élevés la grande majorité des animaux destinés à la consommation – étant particulièrement dangereuses.

Il n’est pas toujours évident de déterminer exactement où un virus apparaît, mais nous savons que sans l’élevage, le commerce, l’abattage et la consommation d’animaux, nous serions tous moins exposés aux risques pandémiques.

Les pandémies mondiales sont des événements extrêmement rares. Les accidents de voiture tuent davantage de personnes. N’êtes-vous pas en train d’exagérer ?

Les pandémies mondiales n’ont pas besoin d’être des événements réguliers pour dévaster des vies, des familles et des communautés. Il suffit qu’un seul agent pathogène soit à la fois mortel et hautement infectieux pour que des millions de personnes perdent la vie.

En 1918, une pandémie de grippe a tué 50 à 100 millions de personnes. Elle a pris naissance chez les oiseaux.1

En 2003, le virus du SRAS – dont on pense qu’il provient d’un marché d’animaux vivants – s’est propagé jusqu’à toucher plus de 8 000 personnes dans le monde et son coût pour l’économie mondiale a été estimé à 40 milliards de dollars.2

Puis, en 2009, est arrivée la grippe porcine H1N1, dont on pense qu’elle provient des cochons et qui a infecté environ 60,8 millions de personnes.3

Elle a été suivie par le MERS, un autre coronavirus mortel, a émergé tout droit du secteur des chameaux, en voie d’industrialisation au Moyen-Orient.4

Puis en 2013, la « grippe aviaire » H7N9 est apparue chez les volailles, contaminant plus de 1 500 personnes et tuant environ 40 % d’entre elles.5

Les trois-quarts des nouveaux pathogènes affectant les humains proviennent des animaux ou des produits animaux.6 Aujourd’hui, suite à l’épidémie de coronavirus Covid-19, le monde est confronté à la plus grave crise de santé publique qu’il ait connue depuis des générations. Des milliers de personnes qui meurent chaque jour des suites de l’infection.

Nous ne savons pas encore quelle sera l’ampleur de la pandémie actuelle, mais elle était évitable, et nous devons agir maintenant pour prévenir la prochaine pandémie qui émergera de l’élevage, du commerce et de la consommation d’animaux.

Si les épidémies proviennent d’animaux, est-ce dangereux d’être en contact avec d’autres animaux ?

Il n’y a pas de danger à côtoyer nos animaux de compagnie domestiqués, bien que la détention d’espèces « exotiques » et sauvages, en particulier de reptiles, comporte des risques. Ces derniers ne sont pas de bons « animaux de compagnie », mais ceux qui se trouvent actuellement dans les foyers doivent être correctement soignés. Abandonner un animal de compagnie pendant cette crise est insensé, inutile et cruel.

Si nous sommes en présence d’animaux de ferme, il est sage de porter des vêtements de protection, qui doivent être lavés par la suite, et nous devons éviter de toucher les animaux dans la mesure du possible, et nous laver soigneusement les mains après toute interaction. Ceux qui travaillent dans les élevages, les marchés aux bestiaux et les abattoirs, ou qui sont impliqués dans le transport des animaux, sont les plus exposés.

Les animaux ne sont pas l’ennemi. Ce sont les conditions dans lesquelles nous les détenons et la façon dont nous les exploitons, nous les capturons, les abattons et les consommons qui posent problème.

Qu’est-ce que la résistance aux antibiotiques ?

Les antibiotiques sont des médicaments merveilleux qui préviennent et traitent les infections bactériennes. Comme les animaux d’élevage sont élevés dans des conditions épouvantables et surpeuplées, où les maladies sévissent, on leur donne énormément d’antibiotiques pour les maintenir en vie jusqu’à ce qu’ils atteignent le poids d’abattage, ce qui, pour les poulets, peut être aussi bref que quelque 35 jours.

L’utilisation d’antibiotiques est devenue une pratique courante dans les systèmes d’élevages intensifs. En 2016, environ 69 % de tous les antibiotiques médicalement importants aux États-Unis étaient vendus pour être administrés aux animaux d’élevage.1

En 2017, l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (la FDA) a interdit l’utilisation d’antibiotiques sur les animaux d’élevage sans ordonnance d’un vétérinaire et a rendu illégale l’administration de ces médicaments dans le seul but d’engraisser les animaux, ce qui était une pratique courante de l’élevage industriel.2 Mais des tests effectués sur des milliers d’échantillons de viande près de deux ans plus tard ont montré que de puissants antibiotiques classés comme « d’importance critique » pour la santé humaine étaient toujours utilisés.3

Cette situation est dangereuse pour l’ensemble de l’humanité, et pas seulement pour ceux qui consomment des produits d’origine animale. Lorsque nous abusons ainsi des antibiotiques, les bactéries s’adaptent et ne sont plus détruites par ces médicaments, ce qui signifie l’apparition de nouvelles infections qui ne peuvent être traitées.

Comme l’a déclaré le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, le Dr Margaret Chan, en 2016 : « C’est une crise, et elle est mondiale. Les agents pathogènes résistants se propagent aisément à l’international via les humains, les animaux et les denrées alimentaires. Ils peuvent également se propager directement d’une personne à une autre. Avec peu de produits alternatifs en cours de développement, le monde se dirige vers une ère post-antibiotique dans laquelle les infections courantes tueront à nouveau« .4

Le coronavirus a-t-il un rapport avec la résistance aux antibiotiques ?

Le Covid-19 est un virus, pas une bactérie, et n’est donc pas affecté par notre surconsommation d’antibiotiques. Toutefois, ce qui relie ces deux menaces mondiales est l’exploitation préjudiciable des animaux dans l’élevage, le commerce et la consommation. Les maladies bactériennes, comme les maladies virales, peuvent se propager rapidement dans le monde entier et peuvent tuer. Sans antibiotiques efficaces, même de simples infections nous tueront.

Il ne s’agit pas d’une préoccupation future ; cela se produit déjà. Chaque année aux États-Unis, au moins 2,8 millions de personnes sont infectées par des bactéries ou des champignons résistants aux antibiotiques, et plus de 35 000 personnes en décèdent.1

Aujourd’hui, nous nous intéressons évidemment aux virus, mais il pourrait tout aussi bien s’agir de bactéries résistantes aux antibiotiques qui se propagent dans le monde entier. À moins que nous n’arrêtions de donner des antibiotiques aux animaux d’élevage et que nous les préservions pour les humains, ce scénario est de plus en plus probable. Pour nous protéger, nous devons cesser d’élever des animaux de manière intensive et, étant donné que la grande majorité des animaux d’élevage sont élevés de manière intensive, et notamment 99 % des poulets, cela signifie que nous devons cesser de les manger.

Quel est le rapport entre l’élevage et la résistance aux antibiotiques ?

L’utilisation d’antibiotiques est devenue une pratique courante dans les systèmes d’élevages intensifs. En 2016, environ 69% de tous les antibiotiques médicalement importants aux États-Unis étaient vendus pour être administrés aux animaux d’élevage.1

En 2017, l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (la FDA) a interdit l’utilisation d’antibiotiques sur les animaux d’élevage sans ordonnance d’un vétérinaire et a rendu illégale l’administration de ces médicaments dans le seul but d’engraisser les animaux, ce qui était une pratique courante de l’élevage industriel.2 Mais des tests effectués sur des milliers d’échantillons de viande près de deux ans plus tard ont montré que de puissants antibiotiques classés comme « d’importance critique » pour la santé humaine étaient toujours utilisés.3

Cette situation est dangereuse pour l’ensemble de l’humanité, et pas seulement pour ceux qui consomment des produits d’origine animale. Lorsque nous abusons ainsi des antibiotiques, les bactéries s’adaptent et ne sont plus détruites par ces médicaments, ce qui signifie l’apparition de nouvelles infections qui ne peuvent être traitées.

Comme l’a déclaré le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, le Dr Margaret Chan, en 2016 : « C’est une crise, et elle est mondiale. Les agents pathogènes résistants se propagent aisément à l’international via les humains, les animaux et les denrées alimentaires. Ils peuvent également se propager directement d’une personne à une autre. Avec peu de produits alternatifs en cours de développement, le monde se dirige vers une ère post-antibiotique dans laquelle les infections courantes tueront à nouveau« .4

Pourquoi parler d’antibiotiques pendant une pandémie virale ?

La résistance aux antibiotiques et les pandémies virales planétaires ont beaucoup en commun. Elles apparaissent et sont exacerbées parce que nous élevons, exploitons, capturons, abattons et consommons des animaux.

Les élevages industriels d’où proviennent la plupart de la viande, du lait et des œufs consommés, s’apparentent réellement à des usines à maladies. Et lorsque nous exploitons et maltraitons les animaux de cette manière, nous nous mettons en danger.

Les maladies bactériennes et les virus peuvent se propager rapidement dans le monde entier et peuvent tuer un grand nombre de personnes. Nous ne savons pas encore quelle sera l’ampleur de la pandémie actuelle, mais déjà chaque année aux États-Unis, au moins 2,8 millions de personnes sont infectées par des bactéries ou des champignons résistants aux antibiotiques, et plus de 35 000 personnes en meurent.1

Nous savons depuis très longtemps que les maladies des animaux peuvent s’adapter et sauter d’une espèce à l’autre pour infecter l’homme. On pense que la tuberculose a été contractée lors de la domestication des chèvres, la coqueluche des cochons domestiques, la typhoïde des poulets domestiques, la lèpre des buffles d’eau et la rougeole proviendrait la peste bovine et le virus du rhume aurait émergé des vaches ou des chevaux.2

Puis est arrivée la pandémie de grippe de 1918 qui a infecté un demi-milliard de personnes et tué 50 à 100 millions de personnes dans le monde, dont les origines étaient des oiseaux.3 Puis le SRAS (provenant d’un marché d’animaux vivants),4 la grippe porcine,5 le MERS (provenant de l’exploitation des chameaux pour leur travail, leur viande et leur lait)6 et la grippe aviaire.7

Environ trois quarts des maladies infectieuses émergentes proviennent des animaux, qu’elles soient bactériennes ou virales.8 Nous devons tirer les leçons qui s’imposent pour éviter que ces pandémies ne se reproduisent.

Si je change mon alimentation, serai-je protégé contre le coronavirus ?

Ce coronavirus ne peut pas être contracté par la nourriture, sauf si une personne infectée par le virus a toussé, éternué ou l’a contaminé d’une autre manière.

Mais l’alimentation joue un rôle important dans notre capacité à faire face au coronavirus, si nous sommes infectés. Comme la plupart des décès surviennent chez des personnes déjà en mauvaise santé, avec des facteurs de comorbidité,1 manger sainement nous donne de meilleures chances.

Il y a de multiples raisons pour lesquelles une alimentation végétale peut s’avérer un excellent choix. Ce coronavirus n’est qu’un des nombreux agents pathogènes associés à la consommation d’animaux. Le campylobacter (qui touche 1,5 million de personnes aux États-Unis2 et cause 200 décès),3 la salmonelle (qui cause 35 millions d’infections, 26 500 hospitalisations et 420 décès aux États-Unis chaque année)4 et l’E. coli (qui cause 265 000 maladies et environ 100 décès)5 contaminent souvent les produits d’origine animale.

Et si nous ajoutons les maladies et les décès dus à l’obésité, aux maladies cardiovasculaires, au diabète de type 2 et à certains cancers, qui sont également associés à la consommation de produits d’origine animale, nous commençons à voir tout l’impact de nos choix alimentaires.

Pour notre propre santé, et pour la santé de nos sociétés, nous ferions bien de cesser de consommer des produits d’origine animale.

Puis-je continuer à manger des animaux après l’épidémie ?

En dépit de l’immense risque que représentent l’élevage et la consommation d’animaux, il est peu probable qu’une loi soit adoptée pour mettre fin à ces pratiques, et chacun restera libre de choisir ce qu’il mange. Toutefois, ceux qui souhaitent protéger leur propre santé et limiter les risques d’une nouvelle pandémie mondiale seraient bien avisés de choisir des aliments d’origine végétale plutôt que des produits d’origine animale.

Nous devons nous rappeler que ce coronavirus n’est pas un cas isolé et que nous côtoyons les zoonoses (les maladies qui se transmettent des animaux aux humains) depuis très longtemps. On pense que la tuberculose a été contractée lors de la domestication des chèvres, la coqueluche des cochons domestiques, la typhoïde des poulets domestiques et la lèpre des buffles d’eau, la rougeole proviendrait la peste bovine et le virus du rhume aurait émergé des vaches ou des chevaux.1 Plus récemment, la grippe aviaire, la grippe porcine, la « maladie de la vache folle », le SRAS et le MERS sont tous issus de l’élevage et de la consommation d’animaux. Ensemble, ces maladies ont tué des milliards de personnes.

Nous sommes tous libres de faire nos propres choix alimentaires, mais n’est-il pas logique que chacun d’entre nous fasse des choix qui nous maintiennent en bonne santé, individuellement et collectivement ?

Michael Greger MD, Bird Flu: A Virus of Our Own Hatching, Lantern Books,US; 1 edition (6 Dec. 2006)

Le virus peut-il se transmettre par la nourriture ?

Le coronavirus se propage par transmission de gouttelettes. Lorsqu’une personne tousse ou éternue, des gouttelettes de salive et de mucus peuvent atteindre la bouche, le nez ou les yeux d’autres personnes et les infecter. Si une personne tousse ou éternue près de la nourriture que vous mangez, ou la manipule avec des mains infectées, il est possible que la transmission se produise, bien que le virus lui-même ne soit pas présent dans la nourriture que vous mangez.

Les conseils de Harvard Health sur la meilleure façon de renforcer notre système immunitaire afin d’avoir les meilleures chances de vaincre l’infection sont notamment les suivants :

  • Ne pas fumer
  • Manger des fruits et des légumes
  • Faire de l’exercice régulièrement
  • Maintenir un poids sain1

Les immunologistes des départements de médecine génomique et d’immunologie de l’université de médecine de Varsovie ont déclaré qu’une bonne façon de ne pas affaiblir notre système immunitaire pendant cette pandémie est d’adopter une alimentation végétale.2

Les nourritures végétales peuvent-elles renforcer mon système immunitaire ?

Le système immunitaire repose sur les globules blancs qui produisent des anticorps pour combattre les bactéries, les virus et autres envahisseurs. Il a été démontré que les végétariens ont des globules blancs plus efficaces que les non-végétariens, en raison d’un apport élevé en vitamines et d’une faible consommation de graisses.1

Une étude visait à déterminer l’effet de la consommation de légumes aux couleurs vives sur le système immunitaire. Pendant les deux premières semaines, les sujets n’ont pratiquement pas mangé de fruits et de légumes. Ensuite, ils ont bu une tasse et demie de jus de tomate par jour pendant deux semaines, puis deux semaines de jus de carotte, et enfin deux semaines de poudre d’épinards. En l’espace des deux premières semaines, les fonctions immunitaires se sont effondrées à la suite d’un régime pauvre en fruits et légumes. Cependant, une tasse et demie de jus de tomate par jour suffisait à rétablir la santé des sujets au cours des deux semaines suivantes.2

Dr Michael Greger, auteur de Bird Flu : A Virus of our Own Hatching note que « ceux qui mangent plus de fruits et de légumes semblent avoir moins de risques de contracter une infection des voies respiratoires supérieures comme le rhume« .3

Les chercheurs se sont également penchés sur des infections respiratoires plus graves comme la grippe. En étudiant la relation entre divers facteurs de risque et les hospitalisations liées à la grippe aux États-Unis, ils ont constaté qu’une augmentation de 5% de la prévalence de l’obésité était associée à une augmentation de 6% du taux d’hospitalisation. L’inactivité physique avait des conséquences plus graves encore, entraînant une augmentation de 7% des hospitalisations. Mais c’est la faible consommation de fruits et légumes qui s’est révélé le facteur avec le plus d’impact, augmentant de 8% les taux d’hospitalisation liés à la grippe.4

Harvard Health soutient ce point de vue et affirme que pour aider notre système immunitaire, nous devrions avoir une alimentation riche en fruits et légumes et maintenir un poids sain.5 Malgré cela, un citoyen américain moyen ne mange toujours pas assez de fruits et de légumes.6 En choisissant des repas végétaux plutôt que des repas à base de produits animaux, nous augmenterons notre consommation de vitamines et de minéraux essentiels et nous nous maintiendrons en bonne santé. En outre, cela nous aidera à gérer notre poids, ce qui est important car l’obésité a été associée à un risque accru de grippe et d’autres infections telles que la pneumonie.7

Les alimentation végétales sont efficaces pour perdre du poids car elles sont riches en fibres, qui contribuent à la sensation de satiété et permettent de faire le plein sans ajouter de calories supplémentaires. Et un IMC plus faible est lié à une meilleure immunité.8 Les recherches montrent que les végétaliens ont tendance à être plus minces que les végétariens, qui à leur tour ont tendance à être plus minces que les consommateurs de viande.9

Pourquoi ne pas manger de la viande provenant de petits élevages paysans ?

Alors que les élevages intensifs sont des incubateurs de maladies notoires, les animaux de tous types d’élevage peuvent développer et transmettre des maladies à l’homme.

Les animaux élevés en plein air sont en fait davantage susceptibles d’attraper des agents pathogènes provenant d’oiseaux aquatiques sauvages, tels que les canards, les cygnes et les oies, qui peuvent ne présenter aucun symptôme.1 Lorsque ces virus contaminent les oiseaux d’élevage – et les volailles élevées en plein air sont souvent rassemblées par milliers dans des hangars exigus chaque nuit – la maladie peut vraiment s’installer.

Les éleveurs d’animaux en plein air doivent se plier, au quotidien, à un protocole de biosécurité très strict afin de minimiser le risque, mais même ainsi, celui-ci ne peut être complètement éliminé. Le moyen le plus efficace de mettre fin au risque de transmission de la maladie des animaux aux personnes est d’arrêter complètement l’élevage et la consommation de ces animaux.

J’ai mangé de la viande toute ma vie et je n’ai pas eu la grippe ou le coronavirus, alors pourquoi devrais-je m’en soucier ?

C’est formidable que vous soyez en forme et en bonne santé, et nous vous souhaitons que cela continue longtemps. Néanmoins, chaque élevage d’animaux a le potentiel d’incuber des maladies, et de nombreuses personnes sont porteuses de coronavirus sans ne ressentir aucun symptôme. Comme vous, ils se sentent bien, mais sans le savoir, ils vaquent à leurs occupations quotidiennes en infectant d’autres personnes qui ne sont peut-être pas aussi résistantes.

Nous devrions nous soucier des autres autant que de nous-mêmes. Nous devrions avoir une pensée pour les personnes âgées et celles dont la santé ou le système immunitaire est compromis. Lorsque nous achetons des produits d’origine animale, nous soutenons une industrie qui a créé à plusieurs reprises des maladies qui tuent les gens, du coronavirus à la grippe aviaire, en passant par le campylobacter ou la « maladie de la vache folle ».

En choisissant une nourriture d’origine végétale, nous pouvons améliorer notre propre santé et notre bien-être, tout en réduisant le risque que des personnes plus fragiles que nous décèdent d’une zoonose.

Même si nous devenons vegans, la Chine ne le fera pas et c’est de là que viennent les virus, alors à quoi bon ?

En fait, la France fait partie des plus grands consommateurs de viande par habitant, avec ses citoyens qui en consomment plus de 85 kg par an. La consommation moyenne en Chine est bien inférieure.1 Cependant, comme la Chine est le pays le plus peuplé du monde, la quantité totale de viande consommée est évidemment beaucoup plus importante.

En 2016, l’association nationale de nutrition soutenue par l’État chinois a recommandé de réduire de moitié la consommation de viande pour mieux soutenir la santé de la nation.2 De plus en plus, les experts estiment que la consommation de viande a atteint un sommet en Chine.3

Il est vrai que le coronavirus COVID-19 a émané de Chine, mais d’autres maladies se sont installées et se sont propagées à partir des élevages du monde entier. Le virus d’aujourd’hui est peut-être asiatique, mais l’épidémie de demain pourrait commencer plus près de chez nous, et c’est notre système actuel d’élevage qui constitue l’un des plus grands facteurs de risque épidémiologique.

Nous pourrions tous ne rien faire du tout pour aider à réduire le risque de zoonoses et attendre de voir ce qui se passe… Mais ne vaudrait-il pas mieux que nous fassions tous quelque chose ?

Quels produits/médicaments/vaccins puis-je utiliser si je suis vegan ?

Malheureusement, tous les médicaments ont été testés sur des animaux. C’est une obligation légale, même s’il peut exister aujourd’hui des moyens plus efficaces, moins chers et plus rapides de tester les médicaments.

En outre, certains médicaments sont conditionnés dans une capsule de gélatine ou contiennent du lactose dans la pilule.

Bien que nous ne puissions rien faire en ce qui concerne les tests des médicaments, il peut être possible d’obtenir le médicament nécessaire dans une formule végétalienne, et cela peut valoir la peine d’en parler à votre médecin pour savoir si c’est le cas.

Mais quoi qu’il en soit, le principe fondamental est le suivant : si vous avez besoin d’un médicament, prenez-le.

Nous devrions nous concentrer sur la recherche de vaccins, plutôt que sur le véganisme, non ?

Un vaccin nous aidera à mettre fin à la transmission à grande échelle du COVID-19. Mettre fin à la consommation de produits d’origine animale permettra d’éviter qu’une telle pandémie ne se reproduise. Nous devons nous concentrer sur les deux.

Vous n’êtes pas une organisation médicale et il est irresponsable de votre part de donner des conseils lors d’une crise de santé publique.

Nous ne sommes pas des médecins et nous ne donnons pas de conseils en matière de santé. Vous devez parler à votre propre prestataire de soins de santé si vous avez le moindre doute sur votre santé et votre bien-être.

Cependant, le lien entre l’exploitation animale et les pandémies mondiales est bien documenté mais peu connu. Nous espérons pouvoir partager ces informations vitales venant de médecins, de chercheurs et d’autres experts, et encourager les gens à prendre des mesures qui empêcheront une autre maladie comme celle-ci de se propager dans le monde.

Pourquoi ne vous souciez-vous pas davantage de la mort des gens que des animaux qui ne sont même pas touchés ?

Pourquoi ne vous souciez-vous pas davantage de la mort des gens que des animaux qui ne sont même pas touchés ?

Nous sommes de tout cœur avec les personnes qui souffrent et perdent la vie à cause de COVID-19 et avec celles qui perdent leurs proches. C’est dévastateur, et nous sommes tous touchés.

Nous ne voulons pas que cela se reproduise, mais il n’y a aucun moyen de l’éviter, à moins que nous n’apportions tous des changements importants à notre alimentation.

L’histoire est jonchée de cas similaires de virus et d’autres agents pathogènes qui proviennent de notre élevage et de notre consommation d’animaux. On pense que la tuberculose a été contractée lors de la domestication des chèvres, la coqueluche des cochons domestiques, la typhoïde des poulets domestiques et la lèpre des buffles d’eau, la rougeole proviendrait la peste bovine et le virus du rhume aurait émergé des vaches ou des chevaux.1 Plus récemment, la grippe aviaire, la grippe porcine, la « maladie de la vache folle », le SRAS et le MERS sont tous issus de l’élevage et de la consommation d’animaux. Ensemble, ces maladies ont tué des milliards de personnes.

Ne nous condamnons pas à commettre les mêmes erreurs encore et encore. Nous pouvons apprendre, nous pouvons changer, et nous pouvons nous protéger et protéger les personnes que nous aimons.

1 Michael Greger MD, Bird Flu: A Virus of Our Own Hatching, Lantern Books,US; 1 edition (6 Dec. 2006)

La promotion du véganisme pendant une pandémie est irrespectueuse vis-à-vis des personnes touchées. Nous devrions tous nous concentrer à 100% sur l’aide à nos unités de soins intensifs et sur la distanciation sociale, et certainement pas nous laisser distraire par des campagnes de vegans.

Pour ceux d’entre nous qui ne travaillent pas dans les services en première ligne, nous pouvons aider à stopper la propagation de COVID-19 en pratiquant la distanciation sociale, en nous lavant régulièrement les mains, en nous isolant autant que possible et en soutenant nos communautés du mieux que nous pouvons.

Et pendant que nous faisons cela, nous pouvons nous éduquer et poser des questions difficiles. Comment cela s’est-il produit ? Pourquoi cela s’est-il produit ? Et comment pouvons-nous empêcher que cela ne se reproduise ?

Il semble que nous n’ayons pas encore tiré les leçons de l’histoire. Il y a eu d’innombrables avertissements et cas similaires qui indiquent que l’élevage, l’exploitation et la consommation d’animaux sont extrêmement risqués.

On pense que la tuberculose a été contractée lors de la domestication des chèvres, la coqueluche des cochons domestiques, la typhoïde des poulets domestiques et la lèpre des buffles d’eau, la rougeole proviendrait la peste bovine et le virus du rhume aurait émergé des vaches ou des chevaux.1 Plus récemment, la grippe aviaire, la grippe porcine, la « maladie de la vache folle », le SRAS et le MERS sont tous issus de l’élevage et de la consommation d’animaux. Ensemble, ces maladies ont tué des milliards de personnes.

Nous ne voulons pas paraître insensibles ou manquer de respect. Nous souhaitons seulement éduquer les gens et leur donner les moyens d’apporter des changements qui pourraient être bénéfiques à l’humanité, ainsi qu’à leur propre santé et à celle de leur famille.

70 Michael Greger MD, Bird Flu: A Virus of Our Own Hatching, Lantern Books,US; 1 edition (6 Dec. 2006)

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